Call for Papers

n. 23 – 05/2020

 Regards francophones sur paysage français

sous la direction de Marco Modenesi et Cristina Brancaglion

 

Un Nègre à Paris, en 1959, est l’un des premiers témoignages d’une confrontation, entre la France, incarnée par sa capitale, et le représentant d’une Afrique francophone, projection littéraire de Bernard Dadié, ivoirien, qui s’y rend pour la première fois. Le regard de ce dernier enregistre, apprécie, jauge et juge la ville, à travers un point de vue qui la transfigure sans pourtant jamais renoncer à être critique.

Pascale Casanova, dans La République mondiale des lettres (1999), dans le vaste sillon de Pierre Bourdieu, démontre que le choix d’une langue de la part d’un auteur obéit à des logiques par lesquelles il se positionne dans le vaste champ de confrontation qu’est la littérature mondiale. Dans ce champ, les rapports entre centre et périphéries traduisent les rapports de force et le positionnement culturel, idéologique et identitaire d’un écrivain aussi bien que de la communauté linguistique dont il est, volontairement ou involontairement, l’expression, relativement à ce centre.

Les rapports qui s'instaurent par des regards en provenance de la périphérie et allant en direction du centre s'inscrivent, bien évidemment, dans de multiples perspectives et dans le cadre de multiples domaines : littérature, théâtre, cinéma, télévision, radio, musique, chanson, arts figuratifs, langue, lexicographie, lexicologie, sociologie, sociolinguistique, études culturelles…

Quel est donc le rapport entre les nombreuses déclinaisons de la francophonie — dans le sens le plus essentiel du terme: les réalités géographiques, culturelles et sociales qui parlent le français en-dehors de la France — par rapport à la France ? Autrement dit, quelle a été, mais surtout et avant tout, quelle est aujourd’hui la façon de regarder la France de la part des réalités francophones européennes et extra-européennes ? Enfin, quelle est la nature de ces regards francophones lorsqu’ils se posent sur le panorama français ?

 Les multiples regards littéraires et culturels de la francophonie mondiale se conjuguent de manière sensiblement différente et variée selon les époques et selon les aires géographiques: la France comme point de repère, modèle, inspiration, opposant, envahisseur, contraste, adversaire…

Quelle est, donc, la représentation de la France, aujourd'hui et éventuellement dans le passé récent, à partir de telle ou telle perspective francophone ? Que nous apprend cette représentation ?

Les écrivains, les peintres, les musiciens francophones entretiennent-ils (encore) un rapport artistique, intellectuel avec la France ? Et si oui, de quelle nature et/ou de quelle portée ?

De même, l’affirmation d’une vision « pluricentrique » de la langue française suite à l’émergence de normes endogènes dans les pays ayant le français en partage, entraîne une redéfinition des normes langagières et une remise en question du modèle de référence, traditionnellement ciblé sur le français de France.

Quels sont les débats engendrés par cette tension ? Autrement dit: quelle est ou quelle a été la perception de la France, de sa langue, dans ce cas, du point de vue des usagers appartenant aux autres espaces francophones ?

Il se dessine ainsi d'autres parcours de recherche — concernant les regards entrecroisés que s'échangent le français de France et les français d'ailleurs — dans des domaines comme la lexicographie (le dictionnaire, instrument privilégié dans la description de tout patrimoine lexical), les pratiques linguistiques et les positionnements normatifs des Français ainsi que l'analyse du discours.

Quelle est, à ce point, la mosaïque que la multiplicité des regards francophones compose lorsqu'ils se posent sur la France ? Et sur quelle France ?

Quelles sont les dynamiques intellectuelles, linguistiques, créatives, artistiques, historiques ou idéologiques qui se font ou se défont, dans le temps et dans l'espace, à l'intérieur de ce lien de contemplation, d'observation ou d'évaluation ?

L'enjeu de cette livraison consacrée à la francophonie est de proposer des réponses possibles à ces questions.

 Les pistes qu'on vient de proposer ne constituent évidemment pas une liste exhaustive: le Comité scientifique va analyser toute autre proposition d'étude concernant le sujet choisi pour cette livraison de notre Revue, de manière à amplifier l'exploration qu'on voudrait entreprendre selon des parcours le plus possible articulés et inédits.

À cet égard, la Rédaction a établi le calendrier d'échéances qu'on trouve ci-dessous. Le premier pas, essentiel, demeure l'envoi d'une proposition (au plus tard le 5 mars 2019) à l'adresse amonline@unimi.it qui devra présenter une synthèse (50 mots au maximum)  du sujet qu'on voudrait aborder ainsi qu'un bref CV du proposant.

 Date limite pour la remise des contributions: 5 juin 2019

Autres Modernités accepte des contibutions en italien, espagnol, français et anglais.

 Ce numéro de la Revue sera publié au plus tard à la fin du mois de mai 2020.

 Des comptes rendus ainsi que des interviews à des auteurs ou à des spécialistes du sujet proposé pour cette livraison sont les bienvenus. Dans le but de sauvegarder même l'homogénéité méthodologique de la Revue et de se confronter avec les intentions des responsables de ce numéro, ces derniers sont disponibles pour un entretien avec les auteurs, à travers le Secrétariat de la Rédaction (amonline@unimi.it). 

  

 

 

Call for papers/Convocatoria/

Appel à contributionn

n. 23 – 05/2020 

 Sguardi francofoni su paesaggio francese

a cura di Marco Modenesi e Cristina Brancaglion

  

Un Nègre à Paris, nel 1959, è una delle prime testimonianze di un confronto tra la Francia, incarnata dalla sua capitale, e il rappresentante di un'Africa francofona, proiezione letteraria di Bernard Dadié, ivoriano, che vi si reca per la prima volta. Lo sguardo di quest'ultimo registra, valuta, soppesa e giudica la città, attraverso un punto di vista che la trasfigura senza mai, però, rinunciare a essere critico.

Pascale Casanova, ne La République mondiale des lettres (1999), nell'ampia scia di Pierre Bourdieu, dimostra che la scelta di una lingua da parte di un autore obbedisce a logiche attraverso le quali si colloca in quel vasto campo di confronto che è la letteratura mondiale. In questo campo, i rapporti fra centro e periferie traducono i rapporti di forza e la collocazione culturale, ideologica e identitaria di uno scrittore, così come della comunità linguistica di cui egli è, volontariamente o involontariamente, espressione rispetto a quel centro.

I rapporti che si stabiliscono da sguardi che provengono dalla periferia e che si dirigono verso il centro sono ascrivibili, evidentemente, a molteplici prospettive e al quadro di molteplici aree: letteratura, teatro, cinema, televisione, radio, musica, canzone, arti figurative, lingua, lessicografia, lessicologia, sociologia, sociolinguistica, studi culturali…

Qual è, allora, il rapporto fra le numerose declinazioni della francofonia – nel senso più essenziale del termine: le realtà geografiche, culturali e sociali che parlano francese fuori dalla Francia – rispetto alla Francia? In altre parole, qual è stato, ma soprattutto e prima di tutto, qual è oggi il modo di guardare la Francia da parte delle realtà francofone europee ed extraeuropee? E infine, qual è la natura di questi sguardi francofoni quando si posano sul panorama francese?

I molteplici sguardi letterari e culturali della francofonia mondiale si coniugano in modo sensibilmente diverso e vario secondo le epoche e secondo le aree geografiche: Francia come punto di riferimento, modello, ispirazione, oppositore, invasore, contrasto, avversario…

Qual è, allora, la rappresentazione della Francia, oggi ed eventualmente nel passato recente, a partire da una determinata prospettiva francofona? Che cosa ci dice questa rappresentazione?

Gli scrittori, i pittori, i musicisti francofoni mantengono (ancora) un rapporto artistico, intellettuale con la Francia? E se sì, di quale natura e/o di quale portata?

Allo stesso modo, l’affermarsi di una visione “pluricentrica” della lingua francese in seguito all’emergere di norme endogene nei paesi che condividono fra loro il francese, comporta una ridefinizione delle norme linguistiche e una messa in discussione del modello di riferimento, tradizionalmente focalizzato sul francese di Francia.

Quali sono i dibattiti generati da questa tensione? Altrimenti detto: qual è o quale è stata la percezione della Francia, della sua lingua, in questo caso, dal punto di vista degli utenti facenti parte di altri spazi francofoni?

Si disegnano, così, altri itinerari di ricerca – relativi agli sguardi incrociati che si scambiano la lingua francese di Francia e le lingue francesi d’altrove – in campi come la lessicografia (il dizionario, strumento privilegiato nella descrizione di ogni patrimonio lessicale), le pratiche linguistiche e le posizioni normative dei Francesi, così come l’analisi del discorso.

Qual è, a questo punto, il mosaico che la molteplicità degli sguardi francofoni compone, quando questi si posano sulla Francia? E su quale Francia?

Quali sono le dinamiche intellettuali, linguistiche, creative, artistiche, storiche o ideologiche che si fanno o si disfano, nel tempo e nello spazio, all’interno di questo legame di contemplazione, d’osservazione o di valutazione?

La posta in gioco di questo numero dedicato alla francofonia è proporre risposte possibili a queste domande.

Tuttavia, la lista di argomenti suggerita non è da intendersi come esaustiva: altre proposte di studio del tema offerte da quanti intendano collaborare al volume verranno seriamente vagliate dal Comitato Scientifico, al fine di ampliare con percorsi il più articolati e inediti possibili l’esplorazione intrapresa in questo numero della Rivista.

A tal fine, la Redazione propone il seguente calendario di scadenze, cui passo previo ed essenziale è l'invio di una proposta di contributo (entro il 5 marzo 2019) all’indirizzo amonline@unimi.it con indicazione sintetica dell’argomento che si intende trattare (massimo 50 parole), e di un conciso curriculum vitae del proponente.

La consegna del contributo è fissata al 5 giugno 2019.

Altre Modernità accetta contributi in italiano, spagnolo, francese e inglese.

Il numero sarà pubblicato entro la fine del mese di maggio 2020.

Saranno altresì gradite recensioni o interviste ad autori o studiosi del tema secondo le indicazioni di contenuto indicate. Al fine di poter rendere anche metodologicamente omogeneo il volume e di confrontarsi con gli obiettivi dei curatori, essi si mettono a piena disposizione degli autori per un colloquio e conversazione attraverso la Segreteria di Redazione (amonline@unimi.it).

  

n. 23 – 05/2020

Miradas francófonas sobre el paisaje francés

coordinado por Marco Modenesi y Cristina Brancaglion

 

 Un Nègre à Paris, de 1959, es uno de los primeros testimonios de confrontación entre la Francia encarnada por su capital y un representante del África francófona, proyección literaria del marfileño Bernard Dadié, quien va allí por primera vez. Su mirada registra, evalúa, sopesa y juzga la ciudad, a través de un punto de vista que la transfigura sin perder su espíritu crítico.

Pascale Casanova, en La République Mondiale des Lettres (1999), siguiendo los pasos de Pierre Bourdieu, muestra cómo la elección de una lengua por parte de un autor obedece a la lógica a través de la cual se ubica en ese vasto campo de confrontación que es la literatura mundial. En este campo, las relaciones entre el centro y las periferias traducen las relaciones de fuerza y la colocación cultural, ideológica e identitaria de un escritor, así como de la comunidad lingüística de la que es, voluntaria o involuntariamente, una expresión con respecto a ese centro.

Las relaciones que se establecen a través de las miradas que provienen de las periferias y que se dirigen hacia el centro son obviamente atribuibles a múltiples perspectivas en el marco de muy diversas áreas: literatura, teatro, cine, televisión, radio, música, canción, artes visuales, lengua, lexicografía, lexicología, sociología, sociolingüística, estudios culturales…

Entonces, ¿cuál es la relación entre las numerosas declinaciones de la francofonía – en el sentido más esencial del término: las realidades geográficas, culturales y sociales que hablan francés fuera de Francia – con respecto a Francia? En otras palabras, ¿cuál ha sido, pero sobre todo y antes que nada, cuál es hoy la manera de ver a Francia por parte de las realidades francófonas europeas y extraeuropeas? Y finalmente, ¿cuál es la naturaleza de estas miradas francófonas cuando se posan en la escena francesa?

Las múltiples miradas literarias y culturales de la francofonía mundial se combinan de una manera sensiblemente diferente y variada según las épocas y las áreas geográficas: Francia como punto de referencia, modelo, inspiración, oponente, invasor, contraste, adversario…

En este sentido, ¿cuál es la representación de Francia, hoy y eventualmente en el pasado reciente, a partir de una perspectiva francófona particular? ¿Qué nos dice esta representación?

¿Los escritores, pintores y músicos francófonos mantienen (todavía) una relación artística e intelectual con Francia? Y si es así, ¿de qué tipo y/o en qué medida?

Asimismo, la consolidación de una visión “pluricéntrica” de la lengua francesa después del surgimiento de normas endógenas en los países que comparten la lengua implica una redefinición de las normas lingüísticas y un cuestionamiento del modelo de referencia, tradicionalmente focalizado en el francés de Francia.

¿Cuáles son los debates generados por esta tensión? Dicho de otro modo, ¿cuál es o cuál ha sido la percepción de Francia, en este caso de su lengua, desde el punto de vista de los usuarios que pertenecen a otros espacios francófonos?

Se dibujan así otros itinerarios de investigación – relacionados con las miradas cruzadas que se intercambian la lengua francesa de Francia y las lenguas francesas de otros lugares – en campos como la lexicografía (el diccionario como herramienta privilegiada en la descripción de todo patrimonio léxico), las prácticas lingüísticas y las posiciones normativas de los franceses, así como en el análisis del discurso.

¿Cuál es entonces el mosaico que compone la multiplicidad de miradas francófonas cuando se posan en Francia? ¿Y en qué Francia?

¿Cuáles son las dinámicas intelectuales, lingüísticas, creativas, artísticas, históricas o ideológicas que se crean o desintegran, en el tiempo y en el espacio, dentro de este vínculo de contemplación, observación o evaluación?

La intención de este número dedicado a la francofonía es proponer posibles respuestas a estas preguntas.

Aún así, esta lista de argumentos sugeridos no pretende ser exhaustiva: el Comité Científico examinará con atención otras propuestas de estudio del tema planteadas por los interesados en colaborar en el volumen, con la finalidad de ampliar la exploración emprendida en este número de la revista a través de nuevos caminos bien articulados e inéditos.

Con este fin, el equipo de redacción ha establecido los siguientes plazos, antes de los cuales es necesario enviar una propuesta de contribución (antes del 5 de marzo de 2019) a la dirección amonline@unimi.it con una breve indicación del argumento que se quiere tratar (máximo 50 palabras) y un conciso curriculum vitae del proponente.

La entrega de la contribución está prevista para el 5 de junio de 2019.

Otras Modernidades acepta trabajos en italiano, español, francés e inglés.

El número se publicará a finales de mayo de 2020

También serán bienvenidas reseñas de libros y entrevistas a autores o estudiosos del tema de acuerdo con las indicaciones sobre el contenido del número. A fin de que el volumen sea homogéneo desde el punto de vista metodológico y poder aclarar los objetivos del mismo, los coordinadores estarán disponibles a través de la secretaría de redacción (amonline@unimi.it).

  

 

n. 23 – 05/2019 

Francophone gazes on French landscapes

edited by Marco Modenesi and Cristina Brancaglion

 

Un Nègre à Paris, written in 1959, is one of the first attestations of a clash between France, embodied by its capital city, and the representative of a francophone Africa, a literary projection of the Ivorian Bernard Dadié, who goes there for the first time. His gaze records, assesses, weighs up and judges the city, from a perspective that transfigures it without giving up being critical, ever.

                 Pascale Casanova, in La République mondiale des lettres (1999), following Pierre Bourdieu’s argumentations, shows that the authors’ choice of a language follows the logics through which they settle in global literature, which turns out to be a huge field of debate. In this field, the relationships between centre and peripheries translate the relationships of strengths and the writers’ cultural, ideological and identity collocation, as well as the linguistic community that they express, intentionally or unintentionally, with respect to that centre.

                The relationships that are established by gazes from the periphery can clearly be attributed to multiple perspectives and to the frameworks of multiple areas: literature, theatre, cinema, television, radio, music, songs, figurative arts, languages, lexicography, lexicology, sociology, sociolinguistics, cultural studies, and others.

                What is, then, the relationship between the various variations of Francophonie – in the most essential meaning of the word: geographical, cultural and social realities that speak French outside of France – in relation to France? In other words, how was, but most of all and first and foremost, how is today France looked at by European and extra-European francophone realities? And finally, what is the nature of such francophone gazes when they are directed on the French landscape?

                The multiple literary and cultural gazes of global Francophonie get slightly different directions according to the time and the geographical areas: France may be seen as a reference point, a model, an inspiration, an opponent, an invader, a contrast, an enemy… 

                What is, then, the representation of France, today and even in the recent past, starting from a specific francophone perspective? What does this representation tell us?

                Do francophone writers, painters, musicians (still) maintain an artistic, intellectual relationship with France? If so, what is the nature and the scope of such a relationship?

                Likewise, the emergence of a “multicentric” vision of the French language following the development of endogenous norms in the countries where French is spoken implies a re-definition of the linguistic norms, and the reference model which traditionally revolves around the French spoken in France needs to be questioned.

                What are the debates emerging from such tension? In other words, what is or what was the perception of France, of its language, from the point of view of the speakers living in other francophone places?

                Thus, other research paths are unveiled – concerning the crossed gazes that are exchanged between the French language spoken in France and the French language spoken elsewhere – in fields such as lexicography (the dictionary is the preferential tool in the description of every lexical patrimony), the linguistic practices and regulatory positions of the French people, as well as discourse analysis.

                What is, at this stage, the mosaic composed by the multiplicity of francophone looks when they look at France? And which France?

                What are the intellectual, linguistic, creative, artistic, historical and ideological dynamics that are done or undone, in time and space, within this connection of contemplation, observation or evaluation?

                This issue, devoted to Francophonie, aims at providing potential answers to these questions.

   However, the topics suggested are not meant to be exhaustive: other proposals focussing on the subject will be thoroughly assessed by the Scientific Committee, with a view to expanding the investigation carried out in this issue of the journal with research paths as articulate and original as possible.

Proposals of contributions should be submitted to the address amonline@unimi.it (by 5th March, 2019), with a short description of the topic that contributors intend to explore (50 words maximum), alongside their brief curriculum vitae.

Contributions should be submitted by 5th June, 2019.

Other Modernities accepts contributions in Italian, Spanish, French and English.

The issue will be published by the end of May 2020.

We also welcome book reviews and interviews to authors and scholars who investigate the aforementioned topics. Contributors are free to contact the editors to discuss and clarify the objectives of their proposals, with a view to making the issue as homogeneous as possible also from a methodological point of view. The editors can be contacted via the Editorial Board (amonline@unimi.it).

 

 


 


Call for papers/Convocatoria/Appel à contributionn

 n. 22 – 11/2019 

Letterature disprezzate: storie e inversioni di oppressione linguistica

a cura di Donna Jo Napoli, Rachel Sutton-Spence e Simona Bertacco

 

 

Alcune letterature non godono della giusta considerazione a causa della lingua in cui sono state scritte. Spesso il pregiudizio linguistico è strettamente collegato al pregiudizio generale che si prova nei confronti delle comunità che parlano la lingua in questione; i loro modi di essere sono considerati inferiori, le loro testimonianze sono “fraintese, male interpretate, mal rispettate e disprezzate in contesti formali” (discorso presidenziale del Prof. John Rickford all’incontro annuale invernale della Linguistic Society of America del 2016). Alcuni di questi pregiudizi si fondano sulla mancanza di familiarità con tali letterature, o su una familiarità superficiale delle stesse, da cui scaturisce una inevitabile incapacità di apprezzarne le strutture e i valori d’insieme.

Le letterature sono trasmesse in forma scritta, orale, di segni, canto o forme ibride. Durante il Simposio delle Letterature Disprezzate (Disrespected Literatures Symposium) che si è svolto nei giorni 4-6 Aprile 2017, finanziato dalla Fondazione William J. Cooper e tenuto al Swarthmore College, si sono esplorati i vari modi in cui le letterature disprezzate linguisticamente sono trascurate dalla società, nonostante le critiche all’identità e alla forza degli individui e delle comunità avanzate da tali letterature. Durante il simposio sono state analizzate, discusse e interpretate le letterature disprezzate create da poeti-linguisti. Inoltre, il simposio prevedeva anche un workshop a cura di un videografo che rende le esibizioni teatrali accessibili al pubblico generale, compresa la poesia nel linguaggio dei segni e la poesia cantata.

Il numero che proponiamo è sia una provocazione che una insurrezione originate nelle periferie delle culture e delle società delle Americhe – per usare un termine caro alle politiche editoriali di Altre Modernità – contro le separazioni tra il mondo creativo e quello accademico intellettuale e anche tra le varie discipline. Ma, cosa più importante, contiene una riflessione profonda su ciò che costituisce la letteratura, e su dove, perché e come i lettori sono e possono essere plasmati.

Il numero comprenderà i lavori degli studiosi e dei poeti-linguisti che hanno partecipato al simposio, ma ci auguriamo di includere anche studi – creativi o accademici – di altri studiosi e artisti che si occupano delle Americhe o che ci vivono, intenzionati a dare più visibilità alle letterature e ai testi che sono stati disprezzati.

Ricerchiamo in particolare saggi scritti da affiancare a video di performance creative, ma considereremo anche lavori di notevole interesse prodotti in un unico formato.

Il comitato editoriale ha stabilito le seguenti scadenze.

Gli autori dovranno inviare le loro proposte sotto forma di un abstract (minimo 10 righe e massimo 20) insieme ad alcune brevi note biografiche, all’indirizzo amonline@unimi.it (sia in inglese che nella lingua di loro scelta) entro il 15 ottobre 2018.

I saggi completi dovranno essere inviati entro il 15 febbraio 2019.

Altre Modernità accetta contributi in italiano, spagnolo, francese e inglese.

Il numero sarà pubblicato entro la fine di novembre 2019.

Saranno altresì gradite recensioni di libri e interviste ad autori e studiosi che si occupano dei temi sopracitati.

Gli autori possono contattare gli editori per discutere e chiedere chiarimenti rispetto agli obiettivi delle loro proposte, al fine di rendere il numero il più omogeneo possibile dal punto di vista metodologico. Gli editori possono essere contattati tramite la Segreteria di Redazione (amonline@unimi.it).

  

n. 22 – 11/2019 

Literaturas despreciadas: historias e inversiones de opresión lingüística 

coordinado por Donna Jo Napoli, Rachel Sutton-Spence y Simona Bertacco

 

Algunas literaturas no gozan de la debida consideración por el idioma en que fueron escritas. El prejuicio lingüístico a menudo está estrechamente relacionado con el prejuicio general que se siente hacia las comunidades que hablan el idioma en cuestión; sus modos de ser son considerados inferiores, sus testimonios son "malinterpretados, incomprendidos y despreciados en contextos formales" (discurso presidencial del Prof. John Rickford en la reunión anual de invierno de la Linguistic Society of America en 2016). Algunos de estos prejuicios se basan en la falta de familiaridad con estas literaturas, o en un conocimiento superficial de las mismas, lo que da lugar a una incapacidad ineludible para apreciar las estructuras y los valores del conjunto.

Las literaturas se transmiten en forma escrita, oral, a través de signos, cantos o formas híbridas. Durante el Simposio de las Literaturas Despreciadas (Disrespected Literatures Symposium) que tuvo lugar del 4 al 6 de abril de 2017, financiado por la Fundación William J. Cooper y celebrado en el Swarthmore College, fueron exploradas las diversas formas en las que las literaturas despreciadas lingüísticamente son ignoradas por la sociedad, a pesar de las críticas a la identidad y a la fuerza de los individuos y las comunidades propuestas por dichas literaturas. Durante el simposio se analizaron, discutieron e interpretaron las literaturas despreciadas creadas por poetas-lingüistas. Además, el simposio incluyó un taller coordinado por un videógrafo que hace las representaciones teatrales accesibles al gran público, incluidas la poesía en lenguaje de signos y la poesía cantada.

El número que proponemos es a la vez una provocación y una insurrección originadas en la periferia de las culturas y sociedades de las Américas – por usar un término familiar a las políticas editoriales de Otras Modernidades – contrario a la separación entre el mundo creativo y el académico intelectual, así como también entre las diferentes disciplinas. Pero, lo que es más importante, contiene una reflexión profunda sobre lo que constituye la literatura y sobre dónde, por qué y cómo los lectores son y pueden ser plasmados.

El número recogerá los trabajos de los estudiosos y poetas-lingüistas que participaron en el simposio, aunque esperamos incluir también propuestas – creativas o académicas – de otros estudiosos y artistas que se ocupan de las Américas o que viven allí, con la intención de dar más visibilidad a las literaturas y los textos que han sido despreciados.

En particular, buscamos ensayos escritos que acompañen videos de performances creativas, pero también tomaremos en consideración obras de interés producidas en un único formato.

El comité editorial ha establecido los siguientes plazos.

Los autores deben enviar un resumen de sus propuestas (mínimo 10 líneas, máximo 20), junto con una breve nota biográfica, a la dirección amonline@unimi.it (tanto en inglés como en el idioma elegido) antes del 15 de octubre de 2018.

Los ensayos completos deben enviarse antes del 15 de febrero de 2019.

Otras Modernidades acepta trabajos en italiano, español, francés e inglés.

El número se publicará a fines de noviembre de 2019.

También se aceptan reseñas de libros y entrevistas a autores y académicos que se ocupan de los temas antes mencionados.

Los autores pueden ponerse en contacto con los editores para discutir y solicitar aclaraciones en relación con los objetivos de sus propuestas, a fin de que el número sea lo más homogéneo posible desde el punto de vista metodológico. Pueden contactar a los editores a través de la Secretaría de Redacción (amonline@unimi.it).

 

 

n. 22 – 11/2019 

Disrespected Literatures: Histories and Reversal of Linguistic Oppression

edited by Donna Jo Napoli, Rachel Sutton-Spence and Simona Bertacco

 

Some literatures are disrespected because of the language in which they are expressed. Often linguistic prejudice correlates with general prejudice toward the communities; their ways of being are considered lesser, their testimonies are “misheard, misunderstood, disrespected and disregarded in formal contexts” (Prof. John Rickford’s presidential address to the Linguistic Society of America’s annual winter meeting in 2016).  Some of this prejudice is based on lack of familiarity with the literatures, or only a superficial familiarity that leads to an inability to appreciate the overall structures and values of the literature.

Literatures are delivered in the form of print, speech, sign, singing, and combinations of these. The Disrespected Literatures Symposium of 4-6 April 2017, funded by the William J. Cooper Foundation and hosted at Swarthmore College, explored ways in which linguistically disrespected literatures are neglected by the larger society, yet are critical to the identity and strength of individuals and of communities. It did this through analysis, discussion, and performance of disrespected literatures created by poet-linguists.  It also included a workshop by a videographer who makes poetry performances accessible to the general public, including poetry in a sign language and poetry that involves singing-chanting. 

The issue that we are envisioning is both a provocation and an insurgency coming from the peripheries of the cultures and the societies of the Americas – to use a language that is close to the mandate of Other Modernities – against separations between creative and academic intellectual realms as well as between disciplines. Most importantly, it contains a profound reflection on what constitutes literature, where and why, and how readerships are and can be shaped.

The issue will include work by the scholars and poet-linguists who participated in the symposium, but we hope to include the work – creative or scholarly – by other scholars and artists working on or in the Americas who are interested in giving more visibility to literatures and texts that have been disrespected.

We are looking for written pieces to be put side by side to videos of creative performances, but we will consider outstanding work that is entirely in one form.

 

The editorial board has established the following deadlines.

Authors should send in their proposals in the form of a 10 (min.) - 20 (max.)-line abstract with a brief bio-bibliography to amonline@unimi.it (both in English and in the language of their choice) by 15th October 2018.

Full papers must be received by 15th February 2019.

Other Modernities accepts contributions in Italian, Spanish, French and English.

The issue will be published late November 2019.

 

We also welcome book reviews and interviews to authors and scholars who investigate the aforementioned topics. Contributors are free to contact the editors to discuss and clarify the objectives of their proposals, with a view to making the issue as homogeneous as possible also from a methodological point of view. The editors can be contacted via the Editorial Secretary (amonline@unimi.it).